Le pouvoir de l’instant présent !





Ou comment calmer la voix du mental…


Peut-être fais-tu partie de ces humains qui pensent tout le temps ? Peut-être même que tu te couches le soir, envahi de pensées multiples, envahissantes, qui réveillent chez toi des angoisses non prononcées ? Peut-être aussi que tu envisages de faire plus pour ton activité, ton équipe, tes clients… Mais qu’une petite voix à l’intérieur de toi te dit en permanence que tu ne réussiras pas. Et bien….


Echart Tolle dit : « Être sous l’emprise de la pensée, c’est ne plus être libre ». Il affirme également, très justement, que « Le mental est un magnifique outil, si l’on s’en sert à bon escient. Dans le cas contraire, il devient destructeur. Plus précisément, ce n’est pas que vous utilisez mal votre « mental » ; c’est plutôt qu’en général, vous ne vous en servez pas du tout, car c’est lui qui se sert de vous. Et c’est cela la maladie, puisque vous croyez être votre mental. C’est l’illusion. L’outil a pris possession de vous ».


Echart Tolle, c’est un Canadien, qui fêtera cette année son 74e anniversaire, et qui a écrit en 1997, « Le pouvoir de l’instant présent », un livre à succès, tout à fait digeste, qui théorise le pouvoir de l’instant présent, avec une réflexion autour de l’impact de la pensée sur notre mental… Ou le pouvoir du mental sur nos pensées et nos actions.


Il a des choses à t’apprendre, alors ne t’arrêtes pas au titre !


Il y a quelques années, Echart Tolle a réalisé que le monde était parfait, que le temps n’est qu’illusion… Et que la plus grande source de souffrance de l’homme moderne (et donc potentiellement la tienne) n’est pas dû à une situation matérielle, ou temporelle, mais à sa capacité de s’imposer lui-même une souffrance mentale, pesante et obsessionnelle.


Ex : Tu te lèves le matin, tu te prépares, tu prends ton petit dej, tu te rends au travail…


Au cours de ce lapse de temps, tu as probablement déjà :


- Enuméré la liste de toutes les choses que tu vas devoir faire ;

- Repris l’histoire de ta copine racontée la veille à qui tu aurais dû dire ceci ou cela… ;

- Préparé mentalement le diner (dont tu ne te rappelleras probablement pas devant ton frigo en réponse à la question « on mange quoi ce soir ? »).

- […]


Oui, ceci est un aperçu de ce qu’on appelle aujourd’hui « la charge mentale ».


Tout ça pour dire que la plupart du temps, nous ne maîtrisons pas le flux de nos pensées, si bien que nous vivons dans un vacarme incessant qui prend un caractère de pensées compulsives. Nous sommes donc prisonniers de notre mental, souffrants en silence, perdant le contrôle et subissant une dispersion de notre énergie.


C’est le mal moderne.


Peut-être te demandes-tu quel impact cela peut bien avoir dans ton activité… Alors avant de filer en soupirant ton désintérêt… Dis-toi que, si tu es en clientèle et que ton seul sujet de préoccupation, c’est le chiffre qui se trouvera en bas de la note, ou le montant de ta facture EDF, le bout de salade qu’il a coincé entre les dents ou encore ton rendez-vous chez le dentiste la semaine prochaine alors que tu détestes le dentiste…

Tu passeras forcément à côté de la moitié des informations que te fournit ton client sur ses besoins et sa demande. Ton objectif ne sera donc que partiellement atteint.

Si cela ne suffit pas… Imagine, que tu arrives chez ton médecin, et que lui a aussi l’esprit ailleurs, ce qu’il peut rater d’important pour son diagnostic. Ou que ton garagiste, l’esprit ailleurs oublie de serrer un boulon…


Utiles ou inutiles… Là est la question ?


Le fait que nous vivions dans ce monde à toute vitesse ; où prendre le temps de réfléchir, de se poser, est une source de culpabilité… Dans un monde où nous subissons en quasi-permanence les observations et jugements d’autrui ; n’aide clairement pas à l’apaisement de notre mental.


Mais faire le vide EST possible, même si cela peut sembler difficile.


Pour cela, il va déjà falloir entendre que « le BESOIN de penser est un problème » mais que « la pensée est un outil utile ».


Il te faudra donc apprendre à différencier les formes de pensées

- Utiles : intentionnelles, pour énoncer, comprendre, décider. Bref résoudre.

- Inutiles : involontaires, ressasser, reformuler, anticiper… Bref, créer le problème.


Il faut savoir que, la pensée compulsive est créée par ton mental et motivée par son « instinct de conservation », si bien qu’il créat lui-même le problème, pour occuper l’esprit. Le but étant de combler le besoin de penser en permanence et d’exister à travers lui ; parce que le vide mental, ça fait peur. Et oui ! « On se plaint pour être plein ».


Dans quoi tu t’enfermes ?


Finalement, la pensée a toujours son utilité. Réfléchir est primordial. Mais seulement si on est capable de stopper le flux de pensées et de vivre l’instant présent. Si ce n’est pas le cas, nous sommes esclaves de notre propre mental. Nous empêchant ainsi de trouver ce royaume de paix, de calme intérieur, qui est indissociable de « l’Etre ».


« Cet écran s’interpose entre vous et vous-même, entre vous et votre prochain, entre vous et la nature, entre vous et le divin. Créant une illusion de division, l’illusion qu’il existe un vous et un « autre » totalement séparé de vous »


Cette identification par le mental, créait un écran opaque construit de concepts, d’étiquettes, d’images, de mots, de jugements et de définitions, qui empêchent donc toute vraie relation.


Nous rencontrons donc deux types de pensées : compulsive et maîtrisée.

La première est certes involontaire mais surtout totalement décarrelée de la situation présente, te maintenant dans une bulle spéculative quasi-permanente, sans contact avec la réalité qui la ferait éclater. Contrairement à la pensée maîtrisée, utile, qui répond à un besoin réel présent.


Ex pensées compulsives :


- Tu as un rendez-vous sponsor ou clientèle important. Ton premier contact s’est bien déroulé, mais ta voix intérieure te dit que ça va mal se passer, parce que « c’est trop tôt », « t’es pas prêt », « tu n’y connais rien », « tu n’es rien » …

Et toi, tu vas te coucher le soir, au fond de ton lit, tu vas faire et refaire l’échange qui n’a pas encore eu lieu. En boucle. Imaginant les émotions, anticipant les réactions de ton interlocuteur… Et ton corps, qui lui ne fait pas la différence entre les suppositions de ton mental et la réalité de l’instant présent, va déclencher des réactions liées à tes pensées.

Démangeaisons, insomnies, difficultés respiratoires…

Et si tu es comme moi, tu lâcheras peut-être une litanie de jurons (oui, je préserve tes « oreilles »), te flagellant de ne pas savoir arrêter ce flux mental que tu sais être néfaste pour toi.


Ex pensées maîtrisées :


- Tu cherches tes clefs parce qu’il faut que tu partes.

- Tu dois partir et tu fais le point sur les éléments à ne surtout pas oublier.

- Tu as un entretien avec quelqu’un d’important et tu repasses factuellement ta présentation.


ATTENTION : La peur est un message d’alerte qui pousse à être présent et qui doit être entendue, pour ne pas aller au-devant de problèmes inutiles. « Regarder des deux côtés de la route » par exemple. Comme le message de douleur, une fois que l’information est passée, on la traite et passe à autre chose.


L’anticipation a également son utilité si elle est maîtrisée et factuelle… En somme, c’est ok, seulement si tu ne la noies pas dans un tonneau d’émotions et de suppositions.


La pensée non maîtrisée est un bourreau.


Une pensée non maîtrisée est une agitation de l’âme, une source d’inquiétude, guidée par la peur.


Ce qui est « top » … C’est que la pensée compulsive évolue aussi bien au passé qu’au futur, ton mental a donc largement de quoi se nourrir. Créant une réalité émotionnelle négative, qui n’existera qu’à l’intérieur de toi, mais que ton corps reconnaîtra comme sienne et dont il portera les stigmates. Te laissant dans une projection mélodramatique qui fera de toi un éternel inquiet, qui t’empêchera d’être dans la réalité du présent et donc dans l’action.

Pour être malheureux, il suffit de penser au pire.

Et il n’y a pas pire que de rester enfermer dans un monde pseudo-virtuel, qui t’empêche d’agir parce que tu as peur.


Il suffit donc (je dis ça comme si c’était facile), de s’abandonner au présent pour être dans le bonheur. Pour cela, il faut remplacer la pensée par la présence. Se recentrer sur CE QUI EST, et non sur ce qui pourrait être ou a été.


Ma prise de conscience ?


Il y a quelque temps, j’étais noyée par mon mental qui projetait tout un tas de pensées négatives diverses ; et mon fils voulait jouer à un jeu de société. J’avais beau lutter contre moi-même pour être avec lui, là, vraiment, dans l’instant ; me concentrer sur ses mots, ses gestes… Pour profiter de ce bon moment, mon mental me renvoyait toujours en touche. Ce jour-là, j’ai compris que celui-ci m’envahissait au point de m’empêcher d’être dans la réalité du présent. Et donc de vivre intensément. La réalité est que, le temps file déjà bien trop vite pour qu’en plus je me laisse priver de petits et grands bonheurs si précieux.


Conscientiser est la clé.


As-tu déjà remarqué que tu n’as aucune difficulté à être dans l’instant présent lorsque tu vis quelque chose d’intense ? Dans les grands moments, dans les moments « forts » toute ton attention et ton corps sont alors centrés sur ce qui se passe là, maintenant. L’idée ne serait-elle donc pas de vivre chaque moment à sa juste intensité ?


Pour guérir de quelque chose, il faut d’ores et déjà prendre conscience du problème. Et ensuite trouver des solutions. Et éteindre ses pensées compulsives, c’est transformer chaque instant en occasion d’être attentif, de poser son regard sur le monde en état d’être.


Lorsque tu es pleinement installé dans ton présent, le temps s’efface, et le bruit mental cesse de lui-même. Tu sors de cette dissociation virtuelle pour t’encrer en ton toi réel et vivre vraiment.


Quelques « solutions » sont bien utiles.


- Prendre conscience que cette petite voix est là, que ses messages ne sont pas tous fait pour t’aider, mais bien pour la nourrir et la préserver. Sachant que plus elle a de place et plus elle a de pouvoir.

- Se recentrer sur soi et sur l’instant : Pose ton téléphone, éteins la télé, observes le monde comme s’il se renouvelait en permanence ; écoutes et entends les gens qui te parlent.

- Faire des exercices de focalisation et de contemplation : lorsque ton esprit est occupé par un élément neutre, il n’y a pas de place pour les suppositions de ton mental. (ça fonctionne aussi en écoutant de la musique…).


Plus tu prendras le temps, plus tu pratiqueras et moins ton mental prendra de place. Tu découvriras alors que seules les pensées positives et/ou maîtrisées et/ou utiles ont vraiment un intérêt dans ta tête.

Une personne que vous connaissez peut-être m’a dit un jour, que « le cerveau est un con qui n’a peur que de ce qu’il ne connaît pas ».


Je t’inviterai donc à explorer ce que tu ne connais pas pour nourrir ton cerveau de nouvelles expériences et émotions « connues ». Si tu as un projet bien étudié, une envie de partager, mais que tu te retiens par peur d’un échec ou d’un rejet. Lance-toi. Surprends-toi. Apprends à ton mental que la réalité a bien plus d’intérêt. Ne te laisse pas envahir et paralyser par ce mental égotique qui t’empêche d’agir et d’être celui que tu dois être.


Lorène Seulin.

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